mercredi 12 septembre 2007

Les effets de l'amiante sur la santé

Ils peuvent se résumer à deux groupes de maladies :

- les atteintes non-tumorales : il s’agit exceptionnellement d’épanchements pleuraux qui peuvent être récidivants, de plaques de sclérose qui épaississent la plèvre sans conséquence fonctionnelle notable. Dans le cas d’empoussièrement important, habituellement d'origine professionnelle, l’amiante peut provoquer une sclérose du tissu pulmonaire (asbestose) qui réduira la fonction respiratoire et peut dans les cas les plus graves produire une insuffisance respiratoire mortelle.

- les atteintes tumorales : il s’agit de cancers qui peuvent atteindre soit le revêtement de la cavité pleurale qui entoure les poumons (mésothéliomes), soit le revêtement des cavités pulmonaires (cancers broncho-pulmonaires). Les autres cancers sont plus rares (larynx, péricarde, péritoine) ou de relation avec l’amiante discutée (tube digestif, appareil urinaire).

Ces lésions surviennent après un long temps de latence entre le début de l’exposition à l’amiante et l’apparition de symptômes ou de signes radiologiques, 20 à 40 années sont des délais fréquemment observés. Il s'agit de durées concernant la majorité des cas observés mais des intervalles plus courts ou plus longs sont possibles.

Le risque d'atteinte tumorale broncho-pulmonaire peut être majoré par l’exposition à d’autres agents cancérogènes, par exemple la fumée du tabac.

jeudi 6 septembre 2007

Qu'est ce que l'amiante?

L'amiante est un minéral naturel assorti de propriétés exceptionnelles. Il résiste à de fortes températures, à l'attaque des substances chimiques et à l'usure. Mauvais conducteur, il s'avère bon isolant thermique et électrique.

Les cristaux d'amiante deviennent de longues fibres flexibles et soyeuses se prêtant à une vaste gamme de formes. L'amiante peut ainsi se filer, se tisser ou se natter, en plus de s'ajouter à des matériaux aussi divers que le coton et le ciment.

Cette combinaison de propriétés confère à l'amiante une performance difficile à égaler.

Polémique en belgique autour de l'amiante dans les écoles

Ce midi dans la nouvelle émission « Citoyens citoyennes » de Pascal Vrebos sur RTL-TVI, Michel Bouffioux, journaliste à La Libre Match, a dénoncé ce qui pourrait être un véritable scandale sanitaire via un enseignant ayant tenu à garder l’anonymat. De la poussière d’amiante serait respirée quotidiennement par les élèves et les professeurs présents dans certains bâtiments scolaires de la Communauté française.

« C’est un drame. … La poussière d’amiante est partout dans les classes, pas dans toutes les écoles mais essentiellement dans des bâtiments de type R.T.G. » a déclaré l’enseignant. Les bâtiments R.T.G. sont des bâtiments de type provisoires construits il y a plus de 30 ans. Il a fait analyser des échantillons du plafond qui sont tombés dans sa classe et les résultats ne laissent, selon lui, aucun doute à la présence d’amiante dans les matériaux.

L’information est disponible également sur le site internet de la Communauté française, où il est étonnant ou rassurant de lire la recommandation suivante : « soyez attentif et vigilant à ne pas abîmer ces matériaux (par forage, disquage, friction, bris, ...) » Lien : http://www.espace.cfwb-.be/sippt/INFRA0361.htm

Seule l’inhalation de fibres microscopiques d’amiante est dangereuse pour la santé. Mais les élèves seraient souvent en contact avec ces fibres. « Sur certains appuis de fenêtre, on voit carrément les fibres », déclare encore l’enseignant.

Tout le monde était au courant

Les établissements scolaires ainsi que la Communauté française sont au courant du problème, et ce depuis 1995 selon l’enquête de Michel Bouffioux. Mais d’après lui, les différents gouvernements qui se sont succédés à la Communauté n’ont pas bougé car attendant que toutes les écoles en question aient complété leur « répertoire de l’amiante ».

De plus, la démolition et le remplacement des 300.000 m² de bâtiments R.T.G. en Communauté française coûterait extrêmement cher. Des fonds devront donc être spécialement alloués à cet effet par la Communauté.

La ministre rassure les parents inquiets

La ministre de l’enseignement en Communauté française, Marie Arena, se veut rassurante. Un plan d’investissement de plus d’1 milliard d’euros existe et l'argent sera investi sur 3 ans. « Je tiens à rassurer les parents. Le problème étant connu, il est géré au jour le jour. Là où il y a des problèmes d’extrême urgence, la Communauté française intervient. »

Marie Arena précise que pour le réseau de la Communauté française, la situation est sous contrôle et le problème est géré. La Communauté française s'est conformée à la législation en vigueur, les inventaires des matériaux contenant de l'amiante ont été réalisés dans toutes les provinces (330 établissements) mais sont toujours en cours dans le Hainaut (120 établissements) et seront terminés prochainement, précise-t-elle.

Les travaux nécessaires mis en évidence par ces inventaires sont inscrits pour exécution au plan quinquennal de sécurité de chaque bâtiment en fonction du degré d'urgence. Les mises à jour de ces inventaires seront également réalisées chaque année.

Marie Arena a concentré les moyens sur les travaux de sécurité et de salubrité et elle a initié, en partenariat avec les réseaux d'enseignement, un projet de partenariat public-privé afin de dégager les moyens budgétaires nécessaires pour rencontrer les besoins urgents (1 milliard d'euros sur les 3 prochaines années).

L’enquête de Michel Bouffioux sera à lire dès ce lundi dans La Libre Match.

mercredi 5 septembre 2007

Maladies liées à l'amiante

En 1995, les premières implications juridiques sont établies entre l'exposition professionnelle aux fibres d'amiante, et l'augmentation des pathologies respiratoires.

Ce sont ces mêmes caractéristiques physico-chimiques, associées à une capacité à se fractionner en particules microscopiques pour atteindre les alvéoles pulmonaires, et même migrer jusqu'à la plèvre, qui font que l'inhalation de particules d'amiante est pathogène.

Les pathologies peuvent se déclarer jusqu'à plus de cinquante ans après les premières expositions aux fibres d'amiante. Environ 125 millions de personnes sont exposées à l'amiante professionnellement dans le monde, et 90 000 en meurent chaque année.